MICHEL COPPE JAZZ TRIO+
Un trio de jazz en constante création... Soyez les bienvenus.
Avec Michel COPPÉ au piano,
Alexandre CARELS à la basse et
Dominique TASSOT à la batterie.
POP SONGS La créativité en continu
Vous souhaitez en savoir plus ?
Du jazz qui accroche à la 1ère écoute
Des bonbons sucrés aux saveurs retrouvées
Loin de suivre les modes, le nouveau projet de
cette formation n'en est pas moins une invitation
à une relecture ludique et créative d'un pan
complet de la musique qu'on qualifie de « Pop
musique ». En ces périodes troublées, ces
compositions nous permettent aussi de regarder
des créations passées comme autant de
références solides de notre culture :
Un parcours déjà riche :
Le nouveau projet n'est que la suite d'une carrière musicale
déjà solide et largement implantée dans le paysage du
jazz champenois.
«- Il y a comme une jouissance à écouter cette musique qui
nous invite à revivre des morceaux de notre propre passé, on
dirait des bonbons sucrés qui nous permettent de retrouver
les saveurs sublimes d'un passé pas si lointain... »
« - On s'amuse à rechercher le titre de la phrase musicale
qui a inspiré les morceaux, c'est à la fois un quizz musical et
une création riche de toute leurs expériences »
« -Jaques Loussier s'était amusé à incorporer du jazz à
Bach, Michel Coppé reprend des thèmes de la pop culture et
lui redonne une vie propre à travers un jazz qui accroche
l'auditeur dès la première écoute. Si le discours s’envole
parfois, il reste néanmoins toujours accessible, axé sur la
découverte et le partage avec le public. »
MICHEL COPPE JAZZ TRIO+
Les dernières nouvelles du Jazz 18 avril 2017
NEW TONE JAZZ4TET : » Gwennhadu »
Christophe Sabbioni ( ts, fl), Michel Coppé (p), Emmanuel Bontemps (cb), Dominique Tassot (dms)
Dans notre petit microcosme parisien, on a parfois tendance à être totalement déconnectés de ce qui se passe au-delà de la ceinture du périphérique. C’est parfois au programmateurs de festivals qu’il revient de nous faire découvrir quelques
pépites musicales qui font vibrer d’un groove certain, le soir venu entre chiens et loups les chaumières de nos provinces.
Et parfois cela revient à quelques chèr(e)s ami(e)s qui nous sachant «dans le jazz» n’hésitent pas à nous faire découvrir leurs propres coups de cœur. En ce qui me concerne c’est justement grâce à une amie que l’album de ce groupe m’est arrivé entre les mains : « Je ne vous dis rien. Écoutez, vous m’en parlerez ensuite». La sachant d’un goût certain, quoique ignorant tout
de ses penchants jazzistiques c’est avec un peu de curiosité que je mis donc la précieuse galette dans la platine, regardant sur les liners notes le nom des artistes dont, pour tout dire je n’avais jamais entendu parler. Et là, immédiate et belle surprise à l’écoute de ce qui est le troisième album de ce (pas si jeune) groupe rémois. Et moi conséquemment trois fois coupable de ne pas les avoir découverts avant. L’aventure dans laquelle cette bandes de copains se lance avec cet album est osée. Imaginez un peu un groupe de jazzmen champenois nous embarquer avec un groove hard bop très New-Yorkais sur des terres……
bigoudaines, alliant sans trembler les harmonies de ce jazz 60’s avec les écarts de ton de la musique celtique. Fallait oser !
Et bien figurez vous que ça marche bigrement bien !
D’abord parce que ces quatre musiciens sont bourrés de talent. Comme on dit aujourd’hui ça joue terrible ! Que ce soit du côté de Christian Sabbioni dont le son tranchant et incisif navigue entre Dexter Gordon et Joe Henderson ou bien du côté du pianiste Michel Coppé aux gimmicks empruntés à Mc Coy Tyner. Il y a pire comme référence, non ? (dommage qu’il ne joue pas sur un piano digne de ses compositions). Quand à la rythmique Emmanuel Bontemps se fait gardien tempo et Dominique
Tassot frôle le groove frémissant et subtil avec un art consommé de la relance. Et ces quatre là forment un groupe. Un vrai groupe en osmose parfaite et au service des superbes compositions toutes signées de Michel Coppé. Compos évolutives où il n’est pas question de bagad ou de fest Noz (même si cela aurait de la gueule) mais plutôt de jouer avec malice sur les écarts de ton de la musique celte et de marier celle-ci avec l’envoûtement
d’une certaine forme de jazz modal. Comme cette sorte de ballade mystérieuse et gaélique en forêt de Brocéliande ou encore ce thème mouvant (Treize) naviguant quelque part en atlantique entre les rivages de la grosse Pomme et ceux des cotes bretonnes. Le résultat final est un album hyper séduisant et animé d’une force intérieure puissante qui se nourrit aux racines de ce jazz d’après-bop qu’on aime tant.
Et puis imaginer Mc Coy Tyner à Paimpol, ça vaut bien le détour !
Comme quoi, en terres champenoises, même le jazz pétille !
Jean-Marc Gelin